Publié le 15 mars 2024

L’ultimatum de votre assureur concernant le filage sur boutons et tubes n’est pas une condamnation pour votre maison ancestrale, mais un appel à une modernisation respectueuse.

  • Les techniques modernes, comme le « fishing », permettent de remplacer ce câblage sans démolition massive de vos murs de plâtre et lattes.
  • Le coût est certes élevé, mais il doit être vu comme un investissement qui sécurise votre patrimoine et élimine un risque d’incendie bien réel.

Recommandation : Ne paniquez pas. Engagez un maître électricien spécialisé en patrimoine qui saura effectuer cette chirurgie électrique et vous fournir le certificat de conformité, le seul document qui calmera votre assureur.

La lettre est arrivée. Froide, officielle. Votre compagnie d’assurance vous donne un ultimatum : remplacez votre vieux filage électrique sur « boutons et tubes » (knob & tube), sinon votre police ne sera pas renouvelée. La panique s’installe. Vous imaginez des murs éventrés, une poussière infernale envahissant votre maison de famille et une facture astronomique. Votre cottage ou votre duplex, témoin d’une autre époque, semble soudainement menacé par une démolition intérieure.

En tant que spécialiste de la réhabilitation de maisons qui ont une âme, laissez-moi vous rassurer. La plupart des conseils que l’on trouve se limitent à dire que « c’est vieux et dangereux » et qu’il « faut tout arracher ». Cette approche alarmiste ignore l’essentiel : le respect du patrimoine bâti. La véritable question n’est pas de savoir s’il faut remplacer ce filage – la réponse est oui, sans équivoque – mais comment le faire avec la précision d’un chirurgien pour préserver l’intégrité historique de votre demeure.

Cet article n’est pas un simple constat des dangers. C’est votre feuille de route pour transformer ce « cauchemar d’assurabilité » en un projet maîtrisé. Nous allons passer de la panique à la planification. Nous décoderons ensemble les vrais risques qui effraient votre assureur, les techniques qui sauvent vos murs, les coûts réels et spécifiques au Québec, et surtout, comment obtenir le document final qui vous rendra votre tranquillité d’esprit. Oubliez la démolition ; pensez chirurgie de préservation.

Pour naviguer ce processus complexe, cet article est structuré pour vous guider pas à pas, de l’identification du problème jusqu’à sa résolution complète. Explorez les sections ci-dessous pour trouver les réponses précises à vos questions.

Comment reconnaître le filage sur boutons et tubes dans votre grenier ou sous-sol ?

Avant toute chose, il faut poser le bon diagnostic. Le filage sur boutons et tubes de porcelaine (knob & tube) a un aspect très distinctif. Il s’agit du tout premier système de câblage standardisé, et des archives montrent que le câblage sur porcelaine a été largement installé dans les maisons québécoises entre les années 1920 et 1950. Si votre maison date de cette période, en particulier dans des quartiers comme le Plateau Mont-Royal, Westmount ou le Vieux-Québec, la probabilité qu’elle en soit équipée est très élevée.

Pour l’identifier, rendez-vous dans les parties non finies de votre maison, comme le sous-sol ou le grenier. Cherchez deux fils parallèles, souvent recouverts d’un tissu noir goudronné, qui courent le long des solives de bois. Contrairement aux câbles modernes qui regroupent les fils dans une gaine, ces fils sont toujours séparés. Ils sont maintenus en place par des boutons de porcelaine blancs et passent à travers les solives via des tubes de porcelaine. C’est cette séparation qui constituait la sécurité du système à l’époque : l’air entre les deux fils agissait comme isolant pour dissiper la chaleur.

Comparaison visuelle détaillée entre knob & tube et autres câblages anciens trouvés au Québec

Le principal danger aujourd’hui survient lorsque de l’isolant (cellulose, laine minérale) est ajouté par-dessus, empêchant cette dissipation de chaleur et créant un risque majeur de surchauffe et d’incendie. De plus, ce type de câblage ne comporte aucun fil de mise à la terre, ce qui le rend incompatible avec les appareils modernes et dangereux. Les connexions, souvent soudées et simplement recouvertes de ruban adhésif en tissu, sont également des points de défaillance fréquents après près d’un siècle d’existence.

Comment remplacer le vieux filage sans détruire tous vos murs de plâtre et lattes ?

C’est la crainte principale de tout propriétaire d’une maison ancestrale : voir ses magnifiques murs de plâtre et lattes, si caractéristiques, réduits en poussière. Heureusement, cette vision de démolition massive appartient au passé. Aujourd’hui, un maître électricien spécialisé en patrimoine n’utilise pas la masse, mais des techniques s’apparentant à de la chirurgie électrique.

La méthode de prédilection est le « fishing » (ou passage de fil). Elle consiste à utiliser les cavités murales existantes pour tirer les nouveaux câbles gainés (de type Romex ou NMD90) d’un point à un autre. L’électricien exploite les chemins existants en faisant de petites ouvertures stratégiques et facilement réparables, qui sont souvent dissimulées.

Technique du « fishing » : l’art de recâbler sans démolir

Les maîtres électriciens québécois spécialisés en patrimoine utilisent la technique chirurgicale du « fishing » pour naviguer les murs en lattes de bois sans démolition massive. L’accès se fait par des ouvertures minimales, souvent derrière les plinthes, autour des boîtiers de luminaires existants au plafond ou via les boîtes d’interrupteurs et de prises. De longues tiges flexibles sont utilisées pour « pêcher » le nouveau câble à travers les murs et les plafonds. Cette méthode préserve l’intégrité et le cachet des murs de plâtre historiques, minimisant les coûts et la durée des travaux de finition subséquents.

Bien sûr, quelques ouvertures seront inévitables, notamment pour installer de nouvelles boîtes électriques conformes ou pour contourner un blocage imprévu. Cependant, un professionnel d’expérience saura limiter ces incisions au strict minimum et les placer dans des zones où la réparation par un plâtrier sera simple. Le but est de préserver au maximum le bâti existant. Cette approche respectueuse est non seulement plus propre et moins invasive, mais elle protège la valeur patrimoniale de votre propriété.

Le danger de l’amiante dans la vermiculite quand on retire le vieux filage au grenier

Le remplacement du filage dans le grenier présente une complication majeure et potentiellement dangereuse : la présence possible d’amiante dans l’isolant en vrac. Si votre grenier est isolé avec de la vermiculite, un matériau léger aux reflets argentés ou dorés, il y a une forte probabilité qu’elle contienne des fibres d’amiante amphibolique. Ce type d’isolant, souvent vendu sous la marque Zonolite, a été largement utilisé jusqu’en 1990.

Le danger est invisible et mortel. Tant que la vermiculite n’est pas dérangée, le risque est faible. Cependant, le simple fait de marcher dessus, de la déplacer ou de tirer des fils à travers crée un nuage de poussière d’amiante. L’inhalation de ces fibres peut causer des maladies graves des années plus tard, comme l’amiantose ou le mésothéliome. C’est pourquoi il est absolument interdit pour un électricien d’intervenir dans un grenier isolé à la vermiculite sans un protocole de décontamination préalable.

Une grande partie de l’isolation soufflée avant 1990 au Canada est suspecte.

– Expert en décontamination, Soumissions Décontamination

Si vous avez de la vermiculite, la loi est claire et la procédure, dictée par la CNESST, est non négociable. Toute intervention électrique doit être mise sur pause jusqu’à ce que la situation soit réglée. Le coût de l’enlèvement est significatif ; selon les experts en décontamination, l’enlèvement de vermiculite dans une maison coûte entre 2 500 $ et 13 500 $, selon la superficie et l’accessibilité. C’est une dépense imprévue mais essentielle pour la sécurité des travailleurs et de votre famille.

Plan d’action : procédure légale avant travaux en présence de vermiculite

  1. Analyse en laboratoire : Faites prélever un échantillon de la vermiculite par un professionnel et faites-le analyser par un laboratoire accrédité pour confirmer la présence d’amiante.
  2. Engagement d’un spécialiste : Si le test est positif, vous devez engager un entrepreneur détenant une licence RBQ spécifique à la décontamination d’amiante.
  3. Soumission à la CNESST : L’entrepreneur doit soumettre un plan de travail détaillé à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) avant de commencer.
  4. Décontamination sécurisée : Les travaux sont effectués en confinement, sous pression négative, par des travailleurs formés et équipés.
  5. Obtention du certificat : Une fois les travaux terminés et l’air testé, vous recevrez un certificat de décontamination. Ce n’est qu’à ce moment que l’électricien pourra commencer son travail en toute sécurité.

Combien coûte réellement le recâblage complet d’un cottage de 1500 pi² à Montréal ?

C’est la question qui brûle les lèvres : combien cela va-t-il coûter ? Il est impossible de donner un prix unique, mais on peut établir une fourchette réaliste et spécifique au marché montréalais. Pour un cottage typique de 1500 pi², un recâblage complet se situe généralement entre 12 000 $ et 25 000 $. Cette large fourchette s’explique par plusieurs facteurs : l’accessibilité des murs et plafonds, le nombre de circuits à créer, l’état du panneau électrique existant et la nécessité de remplacer le mât de service extérieur.

Un devis-type pour une telle propriété inclut plusieurs postes de dépenses majeurs. Le remplacement du vieux panneau à fusibles par un panneau à disjoncteurs moderne de 200 ampères coûte à lui seul entre 2 500 $ et 3 500 $. La main-d’œuvre, facturée au taux horaire résidentiel fixé par la Corporation des maîtres électriciens du Québec (CMEQ), représente la plus grande partie du budget. Chaque nouvelle prise ou interrupteur ajouté coûte entre 100 $ et 150 $. Pour un cottage de cette taille, on peut facilement parler de 80 à 120 heures de travail pour deux électriciens.

Au-delà du devis de l’électricien, il faut prévoir ce que j’appelle les « coûts cachés », qui sont souvent oubliés dans l’estimation initiale mais bien réels dans le contexte québécois. La réparation des murs par un plâtrier spécialisé en plâtre ancestral est une dépense fréquente, tout comme la mise à niveau de la mise à la terre selon les normes actuelles.

Coûts cachés et frais additionnels courants lors d’un recâblage au Québec
Coût caché Prix estimé Fréquence
Refaire le mât électrique (normes Hydro-Québec) 1 500 $ – 2 500 $ 60% des cas
Réparation plâtre par plâtrier spécialisé 2 000 $ – 3 500 $ Maisons patrimoine
Mise à niveau de la mise à la terre 800 $ – 1 200 $ 95% des cas
Frais déplacement hors Montréal 150 $ – 300 $ Variable

Quel document fournir à votre assureur pour prouver que le danger est éliminé ?

Une fois les travaux terminés, la poussière retombée et les murs refermés, il ne reste qu’une étape cruciale : communiquer avec votre assureur pour clore le dossier. Oubliez les explications verbales ou les factures détaillées. Aux yeux d’une compagnie d’assurance, un seul document a une valeur légale et probante : le Certificat de conformité.

Ce document officiel est émis et signé par le maître électricien qui a réalisé les travaux. Il atteste que l’intégralité de la nouvelle installation électrique est conforme au Code de construction du Québec, chapitre V – Électricité. C’est la preuve irréfutable que le filage sur boutons et tubes a été complètement retiré et remplacé par un système moderne et sécuritaire. C’est le sésame qui déverrouille votre assurabilité.

L’importance de ce certificat ne peut être sous-estimée, comme le rappelle la corporation professionnelle elle-même :

Le certificat de conformité de la CMEQ est le seul document qui a une valeur légale et probante pour les assureurs.

– Corporation des maîtres électriciens du Québec, Guide officiel CMEQ

Lors de votre communication avec l’assureur, soyez direct et professionnel. Envoyez un courriel avec un objet clair, tel que « Finalisation des travaux de recâblage et élimination du filage sur boutons et tubes – Police #… ». Joignez une copie numérisée du Certificat de conformité. Il est également judicieux d’inclure quelques photos « avant/après » qui montrent clairement le vieux filage puis les nouveaux câbles gainés. Demandez ensuite une confirmation écrite de la levée de la restriction sur votre police et de l’ajustement de votre prime. Cette démarche formelle met un point final au processus et sécurise votre investissement.

Pourquoi votre assureur refuse-t-il de couvrir votre maison à cause de 3 fusibles ?

Maintenant que nous avons exploré le « comment », il est crucial de comprendre le « pourquoi » de l’intransigeance de votre assureur. Pour une compagnie d’assurance, un panneau à fusibles ou la présence de filage sur boutons et tubes n’est pas une question de cachet ou de nostalgie ; c’est une simple et froide gestion du risque. Leur refus est basé sur des décennies de données sur les sinistres.

Le problème n’est pas le fusible en soi, mais ce qu’il représente : un système électrique archaïque, souvent âgé de 70 à 100 ans. Ces systèmes n’ont pas été conçus pour supporter la charge des appareils modernes (micro-ondes, ordinateurs, thermopompes). Les propriétaires, au fil des ans, ont souvent eu le réflexe dangereux de remplacer un fusible qui saute par un fusible de calibre supérieur, annulant sa fonction de protection et permettant au fil de surchauffer dans les murs. Le filage knob & tube est particulièrement vulnérable, car son isolation en tissu se dégrade avec le temps et la chaleur. Les statistiques sont d’ailleurs sans appel : au Québec, un quart des incendies résidentiels est encore causé par une installation électrique défectueuse. C’est ce risque statistique que votre assureur refuse de prendre.

Face à une augmentation des réclamations liées à des incendies d’origine électrique dans le parc immobilier vieillissant de Montréal et Québec, les assureurs ont établi des « listes noires » de composants à haut risque. Le filage sur boutons et tubes et les panneaux à fusibles de 60 ampères sont au sommet de cette liste. Un assureur standard considérera la propriété comme un « risque aggravé » et refusera systématiquement de la couvrir. Il existe des assureurs spécialisés dans ces risques, mais ils proposent des primes exorbitantes en attendant que des travaux correctifs soient effectués. L’ultimatum de votre assureur est donc une mesure préventive basée sur un calcul de risque qu’il n’est plus disposé à assumer.

Le risque invisible des boîtes de jonction emmurées par les anciens propriétaires

Lors d’une opération de recâblage, les maîtres électriciens découvrent souvent des « surprises » laissées par les rénovations passées. L’une des plus dangereuses est la boîte de jonction emmurée. Une boîte de jonction est un boîtier, en métal ou en plastique, où les fils électriques sont connectés entre eux. Ces connexions sont des points chauds potentiels et, pour cette raison, le Code est formel.

Toutes les jonctions et épissures doivent être protégées à l’intérieur d’une boîte de jonction et toutes les connexions électriques doivent être accessibles en tout temps.

– Code de construction du Québec, Chapitre V, Électricité

Malheureusement, il est fréquent que lors de rénovations antérieures, des propriétaires ou des bricoleurs peu scrupuleux aient dissimulé ces boîtes derrière un nouveau mur de gypse ou sous un plancher pour des raisons esthétiques. C’est une bombe à retardement. Si une connexion à l’intérieur de la boîte devient lâche, elle peut surchauffer, créer des arcs électriques et enflammer les matériaux environnants, le tout de manière complètement invisible. C’est une vulnérabilité cachée et un risque d’incendie majeur.

Localiser ces boîtes illégales fait partie intégrante du travail d’un électricien consciencieux lors d’un diagnostic. Plusieurs indices peuvent les mettre sur la piste :

  • Des « patchs » de plâtre ou des réparations suspectes sur les murs ou plafonds.
  • Des interruptions de courant qui semblent illogiques lorsqu’on teste les circuits.
  • L’utilisation d’un traceur de circuit pour suivre le parcours des fils dans les murs.
  • Une inspection derrière les armoires de cuisine ou les garde-robes récemment installés.
  • Pour les cas complexes, l’utilisation d’une caméra thermique peut révéler des points chauds anormaux à travers les murs.

La mise aux normes implique de rendre ces boîtes de nouveau accessibles, soit en déplaçant la jonction, soit en installant un couvercle d’accès visible. C’est une étape non négociable pour une installation véritablement sécuritaire.

À retenir

  • Le remplacement du filage knob & tube est inévitable pour l’assurabilité et la sécurité, mais ne rime pas avec démolition grâce aux techniques de « fishing ».
  • La présence de vermiculite dans le grenier impose un protocole légal de décontamination d’amiante avant toute intervention électrique.
  • Seul le Certificat de conformité d’un maître électricien CMEQ a une valeur légale pour prouver à votre assureur que les travaux sont conformes.

Faut-il vraiment ouvrir tous vos murs pour refaire l’électricité d’une maison des années 60 ?

Si votre maison date des années 60 ou du début des années 70, vous n’avez probablement pas de filage sur boutons et tubes. Cependant, vous pourriez faire face à un autre ultimatum de votre assureur, lié à un problème différent mais tout aussi sérieux : le câblage en aluminium. Pendant une courte période, en raison du coût élevé du cuivre, de nombreuses maisons au Québec ont été câblées avec de l’aluminium. Or, ce matériau présente des risques spécifiques qui inquiètent les assureurs.

Le problème de l’aluminium n’est pas le fil lui-même, mais ses points de connexion. L’aluminium a tendance à s’oxyder et à se contracter ou se dilater avec les changements de température de manière plus prononcée que le cuivre. Ces phénomènes peuvent rendre les connexions dans les prises, les interrupteurs et les luminaires lâches avec le temps. Une connexion lâche crée de la résistance, de la chaleur, et constitue un risque d’incendie très élevé. En effet, des études ont révélé que les maisons câblées en aluminium sont 56 fois plus à risque d’avoir une connexion qui atteint des « conditions d’incendie » qu’une maison câblée en cuivre.

Contrairement au knob & tube qui exige un remplacement complet, il existe plusieurs solutions approuvées au Québec pour sécuriser le filage en aluminium, sans nécessairement ouvrir tous les murs. La solution la plus économique et la plus courante est le « pigtailing ». Cette technique consiste à ajouter une courte section de fil de cuivre entre le fil d’aluminium et la borne de connexion de la prise ou de l’interrupteur. La connexion entre les deux métaux doit obligatoirement être faite avec un connecteur spécifique (souvent de couleur mauve), conçu pour prévenir la corrosion galvanique. Si cette opération est réalisée par un maître électricien et certifiée, elle est souvent acceptée par les assureurs.

Solutions approuvées au Québec pour le filage en aluminium
Solution Coût Avantages Acceptation assureurs
Remplacement complet 8 000 $ + Solution définitive, augmente la valeur 100%
« Pigtailing » certifié 20-30 $/prise Économique, rapide Majorité des assureurs si certifié CMEQ
Priorisation circuits haute charge 2 000-3 500 $ Réduit le risque immédiat Solution temporaire

Pour une maison des années 60, l’approche est donc différente et souvent moins invasive. L’important est de comprendre les options de sécurisation spécifiques au filage en aluminium.

Le parcours pour moderniser l’électricité d’une maison ancienne peut sembler intimidant, mais il est avant tout un investissement dans votre sécurité et la pérennité de votre patrimoine. En comprenant les risques, en choisissant les bonnes techniques et en vous alliant à un maître électricien compétent, vous transformez une contrainte d’assurance en une valorisation durable de votre propriété. Pour mettre en pratique ces conseils, l’étape suivante consiste à obtenir une évaluation professionnelle de votre installation électrique.

Rédigé par Serge Gagnon, Maître électricien certifié avec 30 ans de métier, membre de la Corporation des maîtres électriciens du Québec (CMEQ). Expert en rénovation de bâtiments anciens et mise aux normes.